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19 novembre 2020

TORONTO – Les associations canadiennes et de la Colombie-Britannique de défense des libertés civiles s’inquiètent des restrictions de déplacement qui devraient être annoncées aujourd’hui et de la manière dont elles seront appliquées.

« Il n’y a pas de crise massive des réfugiés interprovinciale qui touche la Colombie-Britannique. La COVID-19 est bien réelle, mais cette solution proposée, qui consiste à porter atteinte aux droits de circulation des Canadiens, n’est pas une solution. Il s’agit d’une manœuvre anticonstitutionnelle visant à donner l’impression de sévir contre la COVID-19 », a déclaré Michael Bryant, directeur général de l’ACLC.

« Le premier ministre a annoncé hier l’intention de son gouvernement de restreindre les déplacements interprovinciaux à travers le Canada, ce qui va à l’encontre des garanties relatives au droit à la liberté de circulation inscrites dans la Charte des droits et libertés. Aucune donnée ne prouve qu’une interdiction des déplacements interprovinciaux soit nécessaire, pas plus qu’il n’existe de preuve indiquant que les mesures de quarantaine ne fonctionnent pas comme prévu. »

« Nos droits à la mobilité sont si fondamentaux que la clause dérogatoire de la Charte ne peut même pas être invoquée pour les enfreindre », a déclaré Meghan McDermott, juriste à l’Association des libertés civiles de la Colombie-Britannique. « Nos gouvernements ont le devoir d’étudier et de mettre en œuvre des mesures efficaces qui ne restreignent pas nos droits avant d’envisager une mesure aussi radicale qu’une interdiction des déplacements interprovinciaux. »

« Rien ne prouve que l’augmentation des amendes ait un effet sur le respect de la loi. Ce que nous savons, c’est que lorsque des amendes sont infligées, ce sont les minorités racialisées et les Autochtones qui sont injustement visés », a conclu M. Bryant.

À propos de l’Association des libertés civiles de la Colombie-Britannique
Depuis 1962, la BCCLA œuvre activement à la promotion des droits de la personne et des libertés civiles par le biais de recours judiciaires, de la réforme du droit, de l’aide juridique au sein des communautés, ainsi que de la mobilisation et de la sensibilisation du public.

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Meghan McDermott, avocate principale et directrice des politiques par intérim 778-679-8906

À propos de l'Association canadienne des libertés civiles

L’ACLC est une organisation indépendante à but non lucratif qui compte des sympathisants dans tout le pays. Fondée en 1964, l’ACLC est une organisation nationale de défense des droits de l’homme qui s’engage à défendre les droits, la dignité, la sécurité et les libertés de toutes les personnes au Canada.

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