TORONTO – Anaïs Bussières McNicoll, directrice des libertés fondamentales à l’Association canadienne des libertés civiles, a fait la déclaration suivante :
L’ACLC est troublée par la récente décision de l’Université de Waterloo de réclamer 1,5 million de dollars de prétendus dommages à des manifestants impliqués dans un mouvement de protestation étudiant situé sur le campus de l’Université.
En réclamant des dommages et intérêts stratosphériques sur la base d’allégations extrêmement vagues de « réparations de biens », de « mises à niveau de la sécurité » et de « dommages à la réputation », l’université s’attaque, d’une manière qui rappelle les procès-bâillons, au droit à la liberté d’expression de ses propres étudiants, protégé par la Constitution.
Il est regrettable que l’université ait choisi d’utiliser ainsi les outils juridiques à sa disposition.
Il ne fait aucun doute que l’université doit prendre des mesures proportionnées et raisonnables pour veiller à ce que la sécurité physique des personnes ne soit pas mise en danger sur son campus.
Toutefois, les universités sont des établissements d’enseignement supérieur où la liberté d’expression, d’opinion et de débat a été et doit continuer à être encouragée, quelle que soit la signification d’une expression ou d’une protestation.
Les campus universitaires doivent rester des espaces accessibles où les étudiants et les communautés peuvent se réunir pour prendre position sur des questions politiques, sociales et éducatives – sans crainte de représailles.
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