TORONTO – Aujourd’hui, la dernière édition des Cahiers sur la pandémie carcérale a été mise en ligne, mettant à disposition des documents gouvernementaux inédits obtenus grâce à des demandes d’accès à l’information et de liberté d’information adressées aux gouvernements de tout le Canada. Ces documents donnent un aperçu de l’impact du COVID-19 et des mesures gouvernementales connexes sur les personnes incarcérées et sur les personnes travaillant dans des établissements de mise en cage humaine au niveau fédéral et provincial-territorial. La publication de ces documents par le Partenariat sur la pandémie dans les prisons intervient à un moment où les maladies transmissibles continuent d’avoir un impact significatif sur la vie et le travail derrière les barreaux, comme en témoigne la récente épidémie de maladie streptococcique qui a tué deux personnes détenues au Complexe correctionnel de Maplehurst au début de ce mois.
Kevin Walby, professeur titulaire de justice pénale et directeur du Centre pour l’accès à l’information et à la justice (CAIJ) de l’Université de Winnipeg, a dirigé la collecte des documents relatifs à la liberté d’information qui constituent les Prison Pandemic Papers (documents sur la pandémie carcérale). Il décrit l’importance de cette initiative : « Nous vivons à une époque caractérisée par de profondes perturbations de la vie quotidienne résultant des progrès de l’automatisation, de l’intelligence artificielle, des conflits armés et des crimes contre l’humanité, des crises financières endémiques du capitalisme et du pouvoir économique de plus en plus incontrôlé des super-riches, de la catastrophe climatique et d’autres développements troublants qui ont créé une insécurité considérable pour les gens à travers le monde. Pour mieux comprendre comment gérer les crises du présent et de l’avenir, nous devons tirer les leçons du passé. Les Prison Pandemic Papers nous offrent l’occasion d’examiner plus en profondeur l’une de ces crises – l’urgence de santé publique COVID-19 – afin que nous puissions améliorer la façon dont nous répondons collectivement aux défis urgents de manière à sauver des vies tout en préservant notre humanité fondamentale ».
Mackenzie Plumb, étudiante en doctorat au département de criminologie de l’Université d’Ottawa et membre du Criminalization and Punishment Education Project (CPEP), qui a assuré le triage et la rédaction de l’édition finale des Prison Pandemic Papers (documents sur la pandémie en milieu carcéral), note : « Comme l’ont montré les récents décès dus à une épidémie de streptocoques à la super-prison de Maplehurst, les lieux de détention peuvent certes contenir des personnes, mais ils restent aussi poreux et vulnérables à la transmission de maladies qu’ils l’étaient lorsque l’épidémie de COVID-19 a frappé le centre de détention de Toronto Sud il y a cinq ans et lorsque d’innombrables autres événements de santé publique ont eu un impact sur la vie et le travail derrière les barreaux depuis la création des prisons il y a des siècles ». Justin Piché, professeur titulaire de criminologie à l’Université d’Ottawa, qui a également participé à la rédaction des Cahiers sur les pandémies dans les prisons, ajoute : « La nécessité de réorienter et de décarcérer en toute sécurité les personnes détenues, ainsi que d’investir dans les aides communautaires destinées aux personnes criminalisées, dont il est prouvé qu’elles améliorent notre bien-être collectif et qui ont été sous-financées avant, pendant et après la pandémie, reste plus urgente que jamais ».
Shakir Rahim, directeur de la justice pénale pour l’Association canadienne des libertés civiles (ACLC), conclut en notant : « Nous vivons une période où de nombreux acquis en matière de droits de l’homme et de libertés civiles sont menacés. Les droits de l’homme et les libertés civiles doivent être activement promus et défendus, en particulier pour les personnes les plus vulnérables de notre société, comme celles qui sont emprisonnées. La précédente et dernière édition des Prison Pandemic Papers (documents sur la pandémie carcérale) contient une multitude de documents qui démontrent que les droits des personnes emprisonnées ont souvent été mis de côté pendant la pandémie de COVID-19. C’est une histoire dont nous devons tirer les leçons et que nous ne devons plus jamais répéter.
Liens vers les documents sur la pandémie dans les prisons :
Terre-Neuve-et-Labrador – Publication en mars 2022
Île-du-Prince-Édouard – Publication de mars 2022
Nouvelle-Écosse – rejets de mars 2022 et mars 2025
Nouveau-Brunswick – Publication de mars 2022
Québec – sortie en mars 2022
Ontario – mars 2022, partie I | partie II et mars 2025
Manitoba – rejets de mars 2022 et mars 2025
Saskatchewan – rejets de mars 2022 et mars 2025
Alberta – rejets de mars 2022 et mars 2025
Colombie-Britannique – rejets de mars 2022 et mars 2025
Nunavut – rejets de mars 2022 et mars 2025
Territoires du Nord-Ouest – Publication de mars 2022
Yukon – Publication en mars 2022
Fédéral Canada – Communiqués de mars 2022 et mars 2025
À propos du Partenariat pour la lutte contre la pandémie dans les prisons :
Le Centre pour l’accès à la justice et à l’information (CAIJ) promeut la recherche d’intérêt public en utilisant la liberté d’information (FOI) et le droit d’accès à l’information (ATI). Le CAIJ encourage les collaborations entre les chercheurs en sciences humaines, les défenseurs de l’accès à l’information, les journalistes d’investigation et les professionnels du droit du Canada et d’ailleurs.
Le Criminalization and Punishment Education Project (CPEP) s’engage dans la recherche et l’organisation communautaire pour réduire l’utilisation et les préjudices du maintien de l’ordre et de l’emprisonnement à court terme, tout en œuvrant pour un avenir abolitionniste. Le groupe préconise un accès élargi aux soutiens communautaires et à la justice transformative afin de prévenir et de répondre aux dommages sociaux.
L’Association canadienne des libertés civiles (ACLC) est une organisation indépendante à but non lucratif qui compte des sympathisants dans tout le pays. Fondée en 1964, l’ACLC est une organisation nationale de défense des droits de la personne qui s’engage à défendre les droits, la dignité, la sécurité et les libertés de toutes les personnes au Canada.
Ces trois organisations ont collaboré au Partenariat sur la pandémie dans les prisons, qui a examiné l’impact du COVID-19 sur les prisons et les pénitenciers à travers le pays. Ce partenariat a été financé par le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (Partnership Engage Grant 1008-2020-0238).
About the Canadian Civil Liberties Association
The CCLA is an independent, non-profit organization with supporters from across the country. Founded in 1964, the CCLA is a national human rights organization committed to defending the rights, dignity, safety, and freedoms of all people in Canada.
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