L’ACLC a écrit aux ministres du gouvernement à travers le pays pour les exhorter à prendre des mesures immédiates concernant les prisons provinciales et territoriales du Canada.
Une approche fondée sur la santé publique exige que les personnes pouvant être libérées le soient et que la détention ne soit qu’une mesure de dernier recours. Compte tenu des répercussions prévues de la pandémie et des risques sanitaires liés au maintien de personnes derrière les barreaux, une part importante de la population carcérale canadienne devrait désormais être libérée. Toutes les provinces et tous les territoires doivent prendre des mesures immédiates pour réduire considérablement la population carcérale actuelle et éviter que les personnes nouvellement arrêtées ne soient placées dans ces établissements.
Certaines juridictions ont commencé à prendre des mesures énergiques. Dans l’ensemble, cependant, notre système de justice pénale continue d’aller à l’encontre des objectifs de santé publique.
Les établissements pénitentiaires provinciaux et territoriaux du Canada constituent des foyers potentiels de pandémie. La population carcérale est particulièrement vulnérable en raison de la surpopulation et du grand nombre de personnes souffrant de pathologies sous-jacentes. Les conditions de vie dans ces établissements sont généralement médiocres, même en temps normal ; beaucoup sont surpeuplés et manquent de personnel. Il est difficile, même en temps normal, d’assurer des soins de santé adéquats et de contrôler les infections dans les établissements provinciaux. Nos établissements pénitentiaires ne sont tout simplement pas équipés pour faire face à l’ampleur de cette crise de santé publique sans que des mesures immédiates et significatives ne soient prises.
La plupart des personnes incarcérées dans les prisons de l’Ontario attendent leur libération sous caution ou purgent des peines de courte durée pour des infractions non violentes. En temps normal, la majorité d’entre elles seraient de retour dans la société en quelques jours ou quelques semaines. Ne pas agir maintenant risque de transformer un bref séjour derrière les barreaux en une condamnation à mort.
À propos de l'Association canadienne des libertés civiles
L’ACLC est une organisation indépendante à but non lucratif qui compte des sympathisants dans tout le pays. Fondée en 1964, l’ACLC est une organisation nationale de défense des droits de l’homme qui s’engage à défendre les droits, la dignité, la sécurité et les libertés de toutes les personnes au Canada.
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