12 mai 2020

L’Association canadienne des libertés civiles et ses partenaires de la coalition ont déposé un recours constitutionnel contre la manière dont le gouvernement a géré la pandémie de COVID-19 dans les établissements correctionnels fédéraux.

Les recommandations de santé publique sont claires : en l’absence de traitement ou de vaccin, la mesure la plus efficace que nous puissions prendre pour freiner la propagation de la pandémie et protéger les personnes les plus vulnérables de notre société est la distanciation physique.

Le Service correctionnel du Canada n’a pas pris les mesures qui permettraient permettre la distanciation physique au sein de ses établissements. Partout au Canada et dans le monde, les autorités ont pris des mesures proactives importantes pour les détenus à faible risque vers la surveillance communautaire afin de sauver des vies. Le SCC ne l’a pas fait. Il a également omis de mettre en œuvre des mesures adéquates de lutte contre les infections telles que des , le lavage des mains et nettoyage nettoyage des espaces communs.

Deux prisons fédérales sont déjà en proie à d’importantes flambées épidémiques. Plus de 300 détenus ont été testés positifs. Deux personnes sont décédées. Sans mesures immédiates visant à renforcer la lutte contre les infections et à réduire la population carcérale, de nouvelles flambées épidémiques sont inévitables. Cela met en danger non seulement la vie des personnes incarcérées, mais aussi la santé et la vie du personnel pénitentiaire, de leurs familles et de l’ensemble de la communauté.

La population carcérale est particulièrement vulnérable face à cette pandémie en raison du nombre élevé de personnes souffrant de pathologies sous-jacentes. 

Tle maintien en détention de détenus vulnérables sur le plan médical qui pourraient être placés en sécuritéet sous certaines conditionspublié surse confiner efficacement àla communauté constitue une violation des dispositions légales etCharteobligations.

Le mois dernier ACLC a écrit à la commissaire du Service correctionnel du Canada, Anne Kelly pour lui faire part des préoccupations de l’organisation et exhorter le SCC à prendre des mesures immédiates. Le SCC n’a pas répondu.

Les parties intervenant d’office dans cette affaire sont les ACLC, l’Association canadienne du droit pénitentiaire, la Clinique juridique sur le VIH et le sida de l’Ontario, HIV et la Clinique juridique sur le VIH et le sida de l’Ontario et la Clinique juridique sur le VIH et le sida de l’Ontario. Sean Johnston, qui est actuellement incarcéré à établissement de Warkworth , est un requérant à titre individuel.

À propos de l'Association canadienne des libertés civiles

L’ACLC est une organisation indépendante à but non lucratif qui compte des sympathisants dans tout le pays. Fondée en 1964, l’ACLC est une organisation nationale de défense des droits de l’homme qui s’engage à défendre les droits, la dignité, la sécurité et les libertés de toutes les personnes au Canada.

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