La surveillance de masse, parfois appelée interception de masse, est une atteinte fondamentale au pouvoir de l’État. Il s’agit de l’interception, du stockage et de l’analyse en gros d’informations concernant chacun d’entre nous, simplement au cas où elles pourraient s’avérer utiles dans un contexte de sécurité nationale.
Du point de vue de la protection de la vie privée, la surveillance de masse n’est ni nécessaire ni proportionnée, critères qui devraient s’appliquer à la surveillance dans une démocratie. Le caractère invasif de l’enregistrement de toutes les informations contenues dans l’infrastructure mondiale de l’information, à la fois par nous et à notre sujet, « juste au cas où » elles pourraient s’avérer utiles, ne se justifie tout simplement pas dans une nation où nous prenons au sérieux la présomption démocratique fondamentale selon laquelle nous avons le droit de vivre libres sans être surveillés par l’État (en l’absence de raisons impérieuses justifiant une enquête ciblée).
La surveillance de masse a un impact négatif sur de nombreux droits protégés par notre Charte des droits et libertés, notamment la liberté de réunion, la liberté d’expression, la liberté d’association et notre droit à l’égalité.
