Repenser la "justice" et la "sécurité".

Il ne suffit pas de garantir l’équité du processus de justice pénale – nos idées de « crime » et de « sécurité » doivent également faire l’objet d’un examen critique. Notre travail sur la décriminalisation, le financement et le détachement de la police vise à confronter les façons dont le système de justice pénale cause du tort aux populations vulnérables et agit comme un outil de discrimination et d’oppression.

L’histoire du système de justice pénale du Canada regorge d’exemples où le droit pénal a été utilisé pour opprimer et discriminer des communautés marginalisées. Parmi ces exemples, on peut citer la longue histoire de la criminalisation des pratiques culturelles des peuples indigènes, y compris les interdictions visant les cérémonies de danse traditionnelle, les pow-wows et les potlaches ; la criminalisation de l’homosexualité ; et la réponse juridique canadienne au travail du sexe, qui a été truffée de discriminations fondées sur la classe, la race, le sexe et d’autres marqueurs d’identité. Les actions des personnes vulnérables sont également souvent criminalisées dans le but de les « protéger », ce qui est généralement contre-productif et nuisible.

L’ACLC estime que le droit pénal doit être utilisé avec la plus grande parcimonie possible et veille à ce que les communautés vulnérables et marginalisées ne soient pas exposées à des préjudices inutiles du fait de son fonctionnement.

Notre dépendance excessive à l’égard de la police nuit également aux communautés marginalisées et aggrave l’injustice systémique. Plus de dix pour cent des cas de recours à la force par la police se produisent au cours d’une intervention de la police en cas de crise de santé mentale, ce qui donne lieu à de nombreux exemples tragiques de personnes qui avaient besoin d’aide et qui ont été tuées par balle. La police passe énormément de temps à contrôler les sans-abri et les jeunes, deux populations qui seraient mieux servies par des services sociaux civils. Les préjudices d’une intervention policière sont ressentis de manière disproportionnée par les communautés surpoliciarisées, notamment les Noirs, les autochtones et les membres d’autres communautés racialisées, qui sont plus susceptibles d’être interpellés, interrogés, arrêtés et tués par la police. L’ACLC travaille en partenariat avec les communautés touchées pour repenser notre dépendance à l’égard de la police et critiquer notre vision collective de la sécurité communautaire.

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Notre travail sur la décriminalisation, le défunding et le détachement

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