Le 7 juillet, une large coalition d’organisations de la société civile a demandé au gouvernement de l’Ontario de rendre publiques sans délai les données relatives à la prévalence de la COVID-19 dans les établissements pénitentiaires de la province, ainsi que les mesures prises pour prévenir la propagation du virus. Ces informations sont essentielles pour la santé de tous les Ontariens, mais plus particulièrement pour les communautés autochtones et noires, qui sont largement surreprésentées au sein de ces établissements.
Les personnes vivant en collectivité courent un risque plus élevé de contracter la COVID-19. C’est pourquoi l’accent a été mis sur la collecte et la mise à disposition du public de données relatives aux établissements de soins de longue durée, aux maisons de retraite et aux refuges pour sans-abri. C’est également la raison pour laquelle le Service correctionnel du Canada a créé un site Web régulièrement mis à jour qui présente les résultats des tests de dépistage de la COVID-19 effectués auprès des détenus dans les établissements correctionnels fédéraux.
À l’heure actuelle, toutefois, aucune information publique n’est disponible concernant les données actuelles relatives aux tests de dépistage de la COVID-19 et aux cas confirmés dans les établissements pénitentiaires de l’Ontario.
Les familles s’inquiètent donc pour le bien-être de leurs proches et ne peuvent compter que sur les rares informations diffusées par les médias locaux pour s’informer de l’évolution de l’épidémie. L’absence d’informations publiques sur la manière dont les détenus des prisons ontariennes sont testés avant leur libération complique la planification de leur sortie, en particulier pour les Autochtones qui retournent dans des communautés isolées.
La coalition regroupe les Services juridiques autochtones, l’Alliance pour des communautés en meilleure santé, le Centre d’action juridique des Noirs, l’Association canadienne des libertés civiles, le Groupe de droit pénal de l’Université Queen’s, le Grand Conseil du Traité n° 3, la Clinique juridique sur le VIH et le sida de l’Ontario, la Nation Nishnawbe Aski, les Services juridiques Nishnawbe-Aski et la Clinique de droit pénitentiaire de l’Université Queen’s.
Lisez la lettre dans son intégralité ainsi que le communiqué de presse de la coalition.
À propos de l'Association canadienne des libertés civiles
L’ACLC est une organisation indépendante à but non lucratif qui compte des sympathisants dans tout le pays. Fondée en 1964, l’ACLC est une organisation nationale de défense des droits de l’homme qui s’engage à défendre les droits, la dignité, la sécurité et les libertés de toutes les personnes au Canada.
À l'attention des médias
Pour toute remarque complémentaire, veuillez nous contacter à l’adresse suivante : media@ACLC.org.
Pour suivre l'actualité en direct
N’hésitez pas à consulter régulièrement cette page ainsi que nos réseaux sociaux. Vous pouvez nous retrouver sur Instagram, Facebook, Twitter et Blue Sky.



